Mises en musique de poèmes de Mörike

En 2025, nous célèbrerons le 150e anniversaire de la mort du poète Eduard Mörike. De nombreux compositeurs et compositrices ont mis ses poèmes romantiques en musique. Nous vous présentons ici des compositions de l’époque romantique et du présent, avec différents niveaux de difficulté et pour divers effectifs (chœur et solistes) – pour vos prochains projets de concert.

  • Josef Gabriel Rheinberger: Fünf Lieder, op. 31

    Les Fünf Lieder de Josef Rheinberger sont des œuvres à quatre voix a cappella sur des textes d’Eduard Mörike (n° 2 à 5). Rheinberger parvient à traduire le lyrisme romantique de Mörike dans sa musique. Les lieder vont du gazouillis d’une hirondelle sur le bord de la fenêtre aux réflexions sur le départ, l’espoir et le caractère éphémère des choses, en passant par l’atmosphère mystérieuse de la nuit.

  • Robert Schumann: Schön-Rohtraut

    Schön-Rohtraut est une œuvre chorale à quatre voix a cappella de Robert Schumann extraite des Romanzen und Balladen I, op. 67 de 1849. La pièce raconte l’histoire de la mystérieuse Rohtraut la Belle et d’un jeune homme qui se languit d’elle et lui donne un baiser en secret. Schumann capte la légèreté juvénile et le tendre romantisme du poème de Mörike et les associe à une expression musicale vivante et harmonieuse.

  • Josef Gabriel Rheinberger: Zwei Liebchen, op. 108,5

    Zwei Liebchen de Josef Rheinberger est le cinquième lied du recueil Am Strom. Sechs Gesänge op. 108. Cet andantino en 2/4 raconte l’histoire tragique d’un couple de jeunes mariés qui exprime de façon enjouée son affection sur le Danube, mais est finalement emporté par le fleuve. Rheinberger associe des mélodies dansantes et ondulantes à des harmonies expressives qui soulignent à la fois la tendresse du moment et le malheur imminent du récit.

  • Max Bruch: Herr, schicke, was du willt, op. 60,4

    Herr, schicke, was du willt de Max Bruch est une composition à quatre voix a cappella pour chœur mixte et exprime l’humilité et la confiance dans les projets de Dieu. L’atmosphère calme et méditative de l’Andante en 2/4 souligne l’abandon à Dieu et la paix intérieure du texte et transmet une acceptation profonde de la joie et de la souffrance comme des dons de Dieu.

  • Max Reger: Er ist’s, op. 111b,3

    Er ist’s de Max Reger pour chœur de femmes à quatre voix (SSAA) a été composé en 1909 sur le texte éponyme d’Eduard Mörike et capte la joyeuse attente de l’arrivée du printemps. La composition reflète la description poétique du printemps de Mörike, une présence animée et ensorcelante, la mesure en 6/8 apportant une légèreté élégante. Le chœur de femmes fait vivre dans la musique les moments tendres et pleins d’espoir du printemps.

  • Heinrich von Herzogenberg: Untreue op. 26,7

    Untreue de Heinrich von Herzogenberg (op. 26, n° 7) pour chœur de femmes et instrument à clavier optionnel transpose le texte en une douce musique mélancolique. L’œuvre décrit la douloureuse découverte de l’infidélité par une nuit de rêve, le chœur de femmes exprimant la perte de l’amour et de la fidélité dans des phrases quasi murmurées.

  • Peter Schindler: Rosenzeit

    Le cycle de lieder Rosenzeit pour chant et piano associe une musique inspirée du jazz et des poèmes d’amour de différentes époques, dont 18 poèmes d’Eduard Mörike. Les compositions conviennent à la fois aux voix féminines et masculines ; elles sont caractérisées par des accompagnements au piano exigeants, qui séduiront les pianistes classiques mais aussi les musicien•nes de jazz.

  • Hans Schanderl: Gebet

    Gebet de Hans Schanderl pour chœur mixte (SATB) met le texte de Mörike en musique avec une alternance expressive entre piano et sforzato et reflète ainsi toute la gamme d’émotions de l’amour et de la souffrance. Le compositeur utilise le dialogue entre les voix aiguës et graves pour souligner les nuances variées du texte dans sa musique.

  • Peter Schindler: Engellieder

    Les Engellieder de Peter Schindler sont un cycle de lieder qui représente des anges dans différentes situations. Le lied n° 1 (Leiser Engel) et le n° 3 (Engelgesang) se fondent sur des textes d’Eduard Mörike. Ces compositions peuvent être jouées avec différents effectifs de chanteurs (de une à quatre voix) avec accompagnement au piano et peuvent également être complétées par des instruments à cordes. Elles conviennent aux chœurs de toute taille et peuvent être données toute l’année, notamment à Noël, sous forme d’intermède concertant ou de bis.

  • Hugo Wolf / Clytus Gottwald: Vier Lieder

    Les arrangements de Clytus Gottwald des Vier Lieder de Hugo Wolf, basés sur des textes d’Eduard Mörike et d’un poète anonyme, permettent à des chœurs ambitieux de donner toute la dimension sonore de ces lieder pour 7 à 16 voix arrangés avec maestria. Les pièces chorales comprennent la célèbre introduction du recueil de chansons italien (Und willst du deinen Liebsten sterben sehen) et trois poèmes de Mörike : Das verlassene Mägdelein, Auf ein altes Bild et Der Gärtner.

  • Hugo Wolf / Clytus Gottwald: Drei Lieder

    Les arrangements de Clytus Gottwald des trois Mörike-Lieder de Hugo Wolf pour chœur mixte à six voix créent une association unique entre sonorités animées et harmonie filigrane. In der Frühe reproduit le tintement de la cloche du matin, des motifs choraux s’entremêlent à une allusion à la mort par amour d’Iseult dans Gebet, alors que Um Mitternacht crée un univers sonore sombre et riche en dissonances.

  • Hugo Wolf / Denis Rouger: Verborgenheit

    Verborgenheit de Hugo Wolf, composé initialement pour voix solo et piano sur un texte d’Eduard Mörike, a été délicatement arrangé pour chœur de chambre par Denis Rouger, l’original ayant été respectueusement conservé. L’arrangeur utilise des structures harmonieuses et rythmiques pour intégrer chaque voix individuellement, l’expressivité du lied étant associée à la diversité d’un ensemble. La version pour chœur ouvre donc de nouvelles perspectives sur cette œuvre classique.

  • Hugo Wolf / Denis Rouger: Fußreise

    Fußreise de Hugo Wolf (texte : Eduard Mörike) sonne d’abord comme une chanson de marche entraînante, mais exprime rapidement la tension entre la souffrance terrestre et la mélancolie éternelle. Le compositeur considérait l’art comme une libération de l’âme de « l’infâme caisse de piano » du corps, ce qui s’exprime aussi dans sa mise en musique intense et métaphysique. Denis Rouger a arrangé le lied pour chœur de chambre.

  • Peter Schindler: Denk es, o Seele! aus: Sonne, Mond und Sterne

    Peter Schindler décrit Denk es, o Seele d’Eduard Mörike comme un poème à l’effet pénétrant qui aborde la familiarité avec la mort avec une légèreté propre aux chansons populaires. Des sonorités mélancoliques et méditatives se fondent dans des harmonies propres au jazz dans sa mise en musique, le texte restant toujours au premier plan. Le message principal « Denk es, o Seele ! » est souligné par des répétitions de rythmes et reste dans les mémoires.

  • Peter Schindler: Um Mitternacht

    La mise en musique de Peter Schindler de Um Mitternacht de Mörike fait de ce poème une berceuse calme qui personnifie la nuit sous les traits d’une mère. La régularité de la pulsation et la douceur de l’accompagnement créent une atmosphère positive et font défiler les métaphores du poème comme dans un film. Cette musique plaira aussi aux chœurs traditionnels qui ont l’habitude des sonorités des chansons, pop ou jazz.

  • Vic Nees: Zwei Chorlieder

    Les Zwei Chorlieder sont tout en contrastes : Hälfte des Lebens de Hölderlin exprime nostalgie et désespoir alors que Fußreise de Mörike respire l’énergie et la joie de vivre. Ces oppositions se retrouvent musicalement dans le tempo, le rythme et la tonalité, ces pièces pouvant également être données séparément. Leur intonation exige une expérience musicale, notamment pour les passages enharmoniques et chromatiques.