Dès ses premières messes, Schubert avait pris l'habitude de ne pas mettre en musique des mots essentiels du dogme chrétien : tantôt la foi en la résurrection, mais toujours les mots << credo in unsam sanctam catholicam et apostolicam ecclesiam >>. En revanche, il porte toute son attention – et avant tout dans les deux dernières messes, ses messes-testaments – sur le Christ souffrant, et à travers lui, sur le destin douloureux de chaque homme.
Musique chorale de Schubert chez Carus
Quasiment la totalité de l'oeuvre vocale sacrée de Franz Schubert est parue chez Carus. Franz Schubert se consacra toute sa vie à la musique sacrée : une partie résulta entre autres de la commande de la chorale de sa paroisse natale et se révèle donc très adaptée à la pratique liturgique. Schubert composa non plus seulement pour des musiciens professionnels mais aussi pour les paroissiens. Ses œuvres s’adressent aux circonstances liturgiques les plus diverses et varient dans le niveau de difficulté et l’envergure ; elles répondent ainsi parfaitement aux besoins musicaux liturgiques de notre époque. Des compositions d’une grande simplicité côtoient des compositions chorales plus exigeantes et des pièces de concert solistes virtuoses. Les éditions Carus aspirent à publier l’intégralité de l’œuvre sacrée de Schubert afin d’en faire découvrir toute la passionnante palette; ses éléments lyriques, sa profondeur harmonique reflètent un univers expressif typiquement schubertien : des œuvres d’une grande force de persuasion et d’une rare beauté musicale.
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Les six messes latines
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Grande œuvres chorales pour petit effectif
La Messe en mi bémol majeur de Schubert est la dernière de ses six mises en musique de l’Ordinarium Missae, et aussi son œuvre la plus importante de ce genre. Elle est variée, dramatique et expressive. Pour beaucoup de chœurs, elle figure sur la liste des œuvres qu’ils aimeraient bien chanter un jour. Mais que faire quand le chœur est un peu plus petit, que le budget est serré et que la place manque sur le lieu de la représentation ? Joachim Linckelmann, arrangeur et musicien d’orchestre expérimenté, propose ici une bonne solution.