Messe pastorale en fa majeur
op. 147
La dénomination de « Messe pastorale » renvoie certes à une exécution pendant la période de Noël, mais sans obligation. Dans cette messe, Diabelli parvient à concilier exigence artistique et forme d’exécution accessible.
En 1858, la Neue Wiener Musikzeitung rend hommage à l’œuvre du compositeur, guitariste, éditeur et pianiste autrichien mort cette année-là en ces termes : « En tant que compositeur, Diabelli doit être classé parmi les plus prolifiques ». Contemporain de grands compositeurs comme Beethoven et Schubert, Anton Diabelli est passé à la postérité surtout en tant qu’éditeur et sa musique sacrée est – complètement à tort – majoritairement tombée dans l’oubli. Comparée aux autres compositions de l’époque Biedermeier, sa grande Pastoral-Messe in F op. 147 est un chef-d’œuvre de la musique sacrée.
Quelques semaines après son achèvement et son impression, la presse spécialisée écrit : « Monsieur Diabelli mérite […] nos sincères remerciements pour avoir livré ici une œuvre accessible même aux responsables de paroisses moins riches, mais facile, compréhensible et mélodieuse, sans pourtant contribuer à cette platitude, cette monotonie infâme dont la majorité de ses prédécesseurs se sont rendus coupables. » Raison de plus de sortir cette messe de son sommeil éternel.
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Compositeur
Anton Diabelli
| 1781-1858
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Éditeur
Frank Höndgen
| 1967
Critiques
Ulrich Barthel, Chorzeit, 09/2020