Un jour, Peter Cornelius s’est qualifié lui-même de « compositeur-poète ». En effet, il a écrit les textes pour nombre de ses Lieder. C’est aussi le cas de In Lust und Schmerzen, le premier des trois lieder d’amour de l’Opus 4. Cornelius écrit ces lieder à Weimar à l’automne 1854, quand il habite non loin de Franz Liszt qu’il appréciait beaucoup. L’influence de ce dernier se ressent aussi dans l’accompagnement très présent du piano et les chromatismes fréquents choisis par Cornelius pour exprimer en musique la teneur émotionnelle du texte qui oscille entre « plaisir et souffrance », entre « lutte et calme ». L’indication « avec passion » décrit parfaitement le caractère du lied.
Cette composition a initialement été écrite comme Lied pour voix solo et piano. Denis Rouger l’a délicatement adaptée aux besoins et possibilités expressives d’un ensemble plus important, sans renier les qualités de l’original. Chaque voix du chœur se voit attribuer sa ligne mélodique extraite de la structure harmonique et rythmique. Ainsi, la diversité et le raffinement de l’expression chorale sont associés à une énorme souplesse dans la réalisation et l’expression, comme l’exigent les mélodies françaises ou le Lied allemand de la part d’un soliste et de la partie piano.
Ce Lied a été enregistré sur le CD Kennst du das Land... par le chœur de chambre figure humaine (Carus 83.495).
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Compositeur
Peter Cornelius
| 1824-1874Peter Cornelius, né en 1824 à Mayence, mort en 1874 à Mayence. Fils d'un couple d'acteurs. A d'abord embrassé cette profession, mais a ensuite étudié le contrepoint avec S. Dehn à Berlin de 1844 à 1846. Sa musique d'église date principalement de cette période et des années après 1852, lorsqu'il alla voir Liszt à Weimar ; celui-ci encouragea son travail de compositeur d'église. Cornelius devint l'un des principaux précurseurs de l'école néo-allemande. En 1865, il suivit Wagner à Munich, où il travailla à partir de 1867 comme professeur de composition à la nouvelle école royale de musique. Aujourd'hui, son opéra « Der Babier von Bagdad » (1858) et ses « Weihnachtslieder » op. 8 sont particulièrement connus. Plus d'information sur la personne
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Parolier/Librettiste
Peter Cornelius
| 1824-1874Peter Cornelius, né en 1824 à Mayence, mort en 1874 à Mayence. Fils d'un couple d'acteurs. A d'abord embrassé cette profession, mais a ensuite étudié le contrepoint avec S. Dehn à Berlin de 1844 à 1846. Sa musique d'église date principalement de cette période et des années après 1852, lorsqu'il alla voir Liszt à Weimar ; celui-ci encouragea son travail de compositeur d'église. Cornelius devint l'un des principaux précurseurs de l'école néo-allemande. En 1865, il suivit Wagner à Munich, où il travailla à partir de 1867 comme professeur de composition à la nouvelle école royale de musique. Aujourd'hui, son opéra « Der Babier von Bagdad » (1858) et ses « Weihnachtslieder » op. 8 sont particulièrement connus. Plus d'information sur la personne
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Arrangeur
Denis Rouger
| 1961Denis Rouger a fait ses premiers pas musicaux au sein d’une famille parisienne de musiciens. Il a ensuite étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il a remporté des premiers prix en harmonie, fugue et contrepoint.
Pendant 20 ans, il a été professeur et chef de chœur à l’Université Paris-Sorbonne et a assuré la direction des chœurs de la cathédrale Notre-Dame de Paris pendant 10 ans. Il est maître de chapelle honoraire de l’église de La Madeleine à Paris. En Allemagne, il est en contact avec de nombreux ensembles. Il a ainsi été invité à diriger différents chœurs de radio, le Balthasar-Neumann-Chor, le Chœur Régional des Jeunes de Baden-Württemberg, ainsi que l’Orchestre Philharmonique de Stuttgart. Des concerts l’ont conduit en Italie, aux Pays-Bas, au Canada, en Russie, dans les Émirats Arabes Unis et en Suisse (Festival de Lucerne).
Il donne des master class en Suède, en Bulgarie, en France, en Allemagne et en Suisse.
Depuis 2011, Denis Rouger est professeur de direction de chœur au Conservatoire National Supérieur de Musique et d'Art Dramatique de Stuttgart. Le chœur de chambre du Conservatoire qu’il a créé à l’automne 2011 a remporté en 2014 le premier prix au Concours choral international de Mosbach (Allemagne).
En dehors de son travail de chef de chœur, il compose et arrange le répertoire mélodique français et allemand pour le chant choral. Les CD Kennst du das Land ... et ... wo die Zitronen blühn (Carus) qui présentent ces arrangements ont été salués par la critique. En coopération avec les éditions Carus, il a publié le recueil Musique chorale française qui s’est vu décerner en 2019 le Prix allemand de l’édition musicale « Best Edition ».
En 2016, Denis Rouger a créé le figure humaine kammerchor (www.figurehumaine.de) avec lequel il se produit régulièrement en concert lors de festivals de renom.
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